Salariée enceinte : obligée d'informer l'employeur ?

Une salariée travaille dans une entreprise du secteur de la chimie. Alors qu’elle apprend sa grossesse, elle n’en informe son employeur que près de 5 mois plus tard.

Sauf que son employeur, qui rappelle qu’elle est quotidiennement exposée à des produits chimiques, estime que cette information tardive ne lui a pas permis d’honorer son obligation de sécurité en prenant toutes les mesures pouvant préserver sa santé, ainsi que celle de l’enfant à naître.

Selon lui, cette information tardive est fautive et aurait pu conduire à engager sa responsabilité. Il décide donc de la licencier pour faute grave…

Ce licenciement est-il valide selon vous ?

La bonne réponse est…
Non

Une salariée n’est pas obligée d’informer son employeur de sa grossesse. Le fait de l’annoncer tardivement ne peut donc pas constituer une faute grave, même lorsque son poste l’expose à un risque pour sa santé ou celle de son enfant.

L’employeur ne peut pas reprocher à la salariée d’avoir gardé le silence sur sa grossesse pour justifier son licenciement : celui-ci sera considéré comme nul, puisque fondé en partie sur la grossesse de la salariée.

Découvrez aussi

Production biologique : un crédit d’impôt prolongé

Le crédit d’impôt au titre de la production biologique initialement prévu jusqu’en 2025 est prolongé par la loi de finances pour 2026. Pour combien de temps ?

Paie : comment gérer la réforme des cotisations patronales en 2026 ?

Initiée par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, la réforme des allègements généraux de cotisations sociales patronales bouscule les règles de déclaration. Pour accompagner au mieux les employeurs et tiers-déclarants, l’Urssaf nous guide sur les codes types personnels (CTP) à utiliser. Quels sont-ils ?

Responsabilité élargie des producteurs de textile : une aide financière ajustée

La filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) des textiles d'habillement, linges de maison et chaussures (TLC) connaît actuellement des difficultés importantes pour gérer les stocks de textiles en constante augmentation, en particulier à cause du phénomène de la « fast fashion ». Le Gouvernement a donc mis en place dès l’été 2025 une aide financière, qui vient d’être modifiée…